Fédération des producteurs acéricoles du Québec
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FAQ | Mise en marché collective

Comment classe-t-on le sirop d’érable ?

Tout le sirop d’érable produit au Québec et livré en baril est classé par un mandataire neutre. Les coûts sont assumés à parts égales entre producteurs et acheteurs de sirop d’érable. Le Québec est la seule région au monde qui peut se targuer d’une telle réalisation. Dans la pratique, le sirop d’érable de chacun des quelque 200 000 barils produit annuellement est testé et goûté par un vérificateur de la qualité qui en détermine l’authenticité, la classe de lumière, le pourcentage en sucre et identifie les défauts de saveurs, s’il y a lieu.


Comment se fait-il que des producteurs n’aient pas le droit de vote dans les assemblées ?

Pour voter sur des questions au plan conjoint, nul besoin de signer de carte: tous ont le droit de vote en région s’ils produisent un produit visé par le plan (sirop ou eau d’érable). Par contre, pour des questions d’ordre syndical, seuls les producteurs acéricoles qui ont signé leur carte de membre ont le droit de vote en région. Aussi, en assemblée régionale, les producteurs se nomment des délégués régionaux syndicaux et des délégués régionaux au plan conjoint et ce sont ces derniers qui ont le droit de vote à l’assemblée générale annuelle de la Fédération et à l’assemblée générale annuelle du plan conjoint. Au total, la Fédération compte 114 délégués issus des douze régions.


Le système actuel est exagérément contraignant et il menotte les producteurs du Québec vs ceux des autres provinces et des États-Unis. Pourquoi maintenir ce système contraignant ?

Le Québec est la locomotive de l’industrie acéricole mondiale. Elle est efficace, saine et en expansion. Pour permettre ce développement, les producteurs d’ici se sont imposé des règles à suivre et des contraintes. Mais au global, l’impact sur le développement des collectivités rurales et sur l’économie du Québec a été des plus profitable. Parce que les outils collectifs québécois ont été en mesure de stabiliser l’industrie, les voisins du Québec se sont intéressés à cette production. Les autres provinces et les États-Unis développent donc eux aussi avec leurs propres outils, leurs structures et leurs autres programmes. Ce sont des wagons qui se sont accrochés à la locomotive québécoise. Cette nouvelle compétition doit nous motiver à être encore meilleurs, car nous ne sommes pas dans un marché fermé. L’innovation et le développement des marchés doivent être au cœur de notre vision. Mais dans l’intervalle, doit-on faire dérailler la locomotive parce qu’il y a des wagons derrière ? L’important est de demeurer cette locomotive et de faire avancer le train du développement.


L’industrie acéricole québécoise est-elle en développement ?

Oui, l’industrie est en forte croissance, dû à la diversification des marchés, aux efforts marketing des acteurs (producteurs et transformateurs), aux aspects « santé » découverts récemment dans l’érable, à la stabilité d’approvisionnement et de prix et à la baisse du dollar canadien qui stimule les exportations. Quelques chiffres en vrac :

1- Entre 2000 et 2015, le nombre d’entailles québécoises est passé de 33 à 44 millions grâce à la stabilité qu’apporte le système de mise en marché collective;

2- En 2015, l’agence de vente de sirop d’érable québécois a fracassé un nouveau record de ventes avec 103,8 millions de livres. Notons que les ventes de l’Agence sont en augmentation pour la cinquième année consécutive;

3- En 2015, les exportations canadiennes de produits de l’érable ont aussi fracassé un nouveau record de 92,8 M et que ces exportations sont aussi en expansion pour la cinquième année consécutive.


Pourquoi avoir des contingents acéricoles au Québec ?

Contrairement à la croyance populaire, le contingent acéricole ne limite pas la production. Il aligne la production sur les besoins du marché. C’est un indicateur de marché qui permet au producteur de mieux connaître la vigueur et les tendances de développement de cette industrie par rapport au niveau de production mondiale. Plus spécifiquement,

1. Le contingent, c’est une quantité de sirop exprimée en livre et rattachée à une érablière (nombre d’entailles fixe);

2. Il est émis par la Fédération afin de refléter les besoins du marché;

3. Tout producteur n’est pas tenu de respecter son contingent en termes de production : c’est un libre choix d’entreprise de produire ou non au-delà du contingent;

4. Le sirop d’érable produit en deçà du contingent est payé au producteur en priorité par rapport au sirop « hors contingent »;

5. Le sirop d’érable payé annuellement est donc un « signal du marché » précieux. Si le pourcentage (%) de paiement est élevé, ceci signifie que le niveau de ventes est bon par rapport au niveau de récolte. Si le pourcentage (%) est bas, ceci signifie que nous sommes en surproduction par rapport aux besoins des marchés.


Pourquoi la Fédération affirme-t-elle qu’il y a seulement une poignée de producteurs opposants ? Il semble que ce soit beaucoup plus que cela. On dit même qu’il y aurait 25 % de producteurs insatisfaits de la Fédération.

Depuis trois ans, la Fédération fait réaliser un sondage scientifique de satisfaction de ses membres par une firme externe. En moyenne, 75 % des gens consultés se disent satisfaits ou très satisfaits de la Fédération. Pour les 25 % d’insatisfaits, tous ne souhaitent pas le démantèlement du système! La grande majorité des non satisfaits souhaite être payée plus rapidement pour leur sirop d’érable. Mais comme l’industrie a besoin d’une réserve stratégique de sirop d’érable pour assurer la stabilité des prix et des approvisionnements, les sirops d’érable en stock qui sont non vendus ne peuvent en conséquence être payés immédiatement. C’est l’effort collectif que les producteurs font lorsqu’ils mettent des sirops en réserve pour pallier les variations annuelles de production de Dame Nature.


Pourquoi la Fédération gère du sirop d’érable standardisé et mélangé ? Pourtant, les consommateurs recherchent des produits authentiques qui viennent de leur région.

La Fédération a la responsabilité de la réserve stratégique de sirop d’érable. Par conséquent, elle reçoit et conditionne le sirop d’érable qui n’a pas trouvé preneur, souvent durant les années de surproduction où Dame Nature est très généreuse. Les sirops sont pasteurisés et mis en barils de grade alimentaire afin d’assurer leur stabilité jusqu’à leur vente. Comme tous les acheteurs de sirop d’érable et tout comme d’autres industries telles que le vin ou l’huile d’olive, la Fédération assemble les sirops selon des recettes précises afin d’assurer une qualité optimale de ceux-ci, en termes de goût et de couleur. Par ailleurs, cette approche de gestion du sirop d’érable en vrac n’empêche pas du tout les producteurs de vendre leur propre production directement aux consommateurs ou par intermédiaire en mettant l’accent sur l’origine régionale ou le terroir de celui-ci.


Pourquoi la Fédération ne paie pas tout le sirop d'érable des producteurs ? Il y a des producteurs qui affirment ne pas avoir été payés depuis 2009.

Pour constituer la réserve, les sirops d’érable en stock ne sont effectivement pas payés, mais ceci ne représente qu’une petite partie de l’ensemble des sirops produits. En moyenne, entre 2009 et 2015 : 94,4 % des sirops intracontingents ont été payés jusqu’à maintenant. Voici les détails : 

Année récolte % de paiement intracontingent réalisé
2009 100 %
2010 96,5 %
2011 89,5 %
2012 94,0 %
2013 95,2 %
2014 91,6 %
2015 93,8 %
Moyenne 94,4 % 

 


Pourquoi la Fédération poursuit-elle en justice certains producteurs ? Ces gens ne vendent pas de la drogue, mais seulement du sirop d’érable.

La très grande majorité des producteurs respectent les règles en place. Pour les dossiers en enquête, ils se concluent souvent par une entente à l’amiable signée de gré à gré. Par contre, la Fédération tente depuis dix ans de s’entendre avec quelques producteurs opposants et les moyens utilisés sont visiblement les seuls restants pour permettre une entente avec eux. La grande majorité des membres de la Fédération lui demande de prendre les moyens pour faire en sorte que les opposants respectent les règles votées démocratiquement en assemblée.


Pourquoi les producteurs acéricoles ne sont-ils pas du tout satisfaits du rapport de Florent Gagné ?

1- Certaines des recommandations du rapport s’appuient sur une interprétation erronée des données économiques de part de marché. Ainsi, de 1985 à 2015, le Québec a produit 72 % de la production mondiale et pendant cette période, le seuil de 80 % n’a été franchi qu’à deux reprises, soit en 2000 et en 2003;

2- Le rapport recommande l’abolition de plusieurs outils de mise en marché collective et si ces recommandations sont appliquées, cela nous ramènerait à l’époque où l’instabilité, l’évasion fiscale et l’absence de développement caractérisaient cette industrie;

3- Le rapport ne fait aucune analyse économique des conséquences de l’application des recommandations avancées, ce qui est irresponsable et source d’insécurité pour l’industrie;

4- Le rapport ignore complètement les plans d’actions et planifications stratégiques en cours pour assurer le développement de la filière acéricole québécoise. Pourtant, l’industrie d’ici se prend en main! 

Par conséquent, le gouvernement du Québec doit mettre de côté le rapport de Florent Gagné et laisser le soin aux acteurs crédibles de la filière acéricole québécoise de poursuivre l’amélioration des piliers du système actuel de mise en marché du sirop d’érable québécois, dont le contingentement acéricole, l’agence de vente et la réserve stratégique de sirop d’érable.


Pourquoi n’est-il pas toujours possible de vendre son sirop d’érable à qui on le souhaite et au prix qu’on le souhaite ?

Il existe trois principaux canaux de vente pour la mise en marché du sirop d’érable au Québec et non un seul, comme beaucoup se plaisent encore à répéter. L’acériculteur a donc plusieurs choix ! Ces règles permettent à la fois une stabilité d’approvisionnement et de prix aux consommateurs, mais aussi une assurance qualité, car l’inspection des sirops d’érable est obligatoire pour le vrac. Au surplus, la supervision de ces canaux de vente évite l’évasion fiscale (et le marché au noir) qui était trop souvent constatée avant l’an 2000. En bref :

1- Le premier canal est celui de la vente directe au consommateur en contenant de moins de 5 litres, dont fait partie la fameuse canne de sirop. Tous les producteurs, sans aucune exception, qu’ils soient gros, moyens, petits, détenant ou pas un contingent, peuvent utiliser sans aucune limite ce canal de vente, et ce, sans aucun contrôle ou droit de regard quelconque de la Fédération. Selon les estimations conservatrices, ce canal représente environ 10 millions de livres de sirop d’érable annuellement ou plus ou moins 10 % de la production annuelle québécoise.

2- Un deuxième canal est celui de la vente au détail par intermédiaires (par exemple en épiceries) toujours en contenants de moins de 5 litres. Les quelque 7 300 producteurs détenant du contingent peuvent utiliser ce canal et ces ventes sont calculées dans la comptabilisation de leur contingent annuel. Dans ce canal, la Fédération n’intervient aucunement dans la fixation du prix. C’est au producteur de développer son lien d’affaires avec son épicier du coin afin de mettre en valeur son produit. Environ 4 à 5 millions de livres de sirop d’érable sont ainsi écoulées chaque année au Québec.

3- Le troisième canal est celui de la vente en vrac en contenants de 5 litres et plus, principalement en barils, qui est le canal de vente privilégié par la majorité des 7 300 détenteurs de contingent. Par ce canal, l’acériculteur a le choix de livrer son sirop d’érable à l’un des quelque 60 acheteurs autorisés de la province ou encore à la Fédération. Celle-ci est tenue de négocier, avant la récolte, le prix du sirop d’érable livré en vrac avec l’ensemble des acheteurs.


Que doit faire le Québec pour garder son leadership ?

En bons visionnaires, la FPAQ et le Conseil de l’industrie de l’érable (l’association des acheteurs) ont demandé en 2014 à la firme de consultants « Forest Lavoie Conseil » d’évaluer la situation économique acéricole en Amérique du Nord. À la sortie du rapport, ils ont bâti un plan d’action dans le but de poursuivre le développement du leadership québécois et de développer les ventes de produits de l’érable. Ce plan comporte plusieurs axes de développement dont :

1- Se doter d’un tableau de bord commun pour suivre l’environnement d’affaires; Février 2016 3

2- Unir les forces de promotion et de marketing entre producteurs et acheteurs pour poursuivre le développement des marchés existants ainsi que les nouveaux;

3- Explorer les moyens permettant l’achat prioritaire des acheteurs auprès de la réserve stratégique;

4- Mettre à jour l’étude actuarielle afin d’établir les niveaux adéquats de réserve stratégique;

5- Effectuer certaines actions de communication afin de valoriser les bénéfices stratégiques du système de mise en marché du sirop d’érable auprès des intervenants québécois, canadiens et américains;

6- Établir la faisabilité d’obtenir un positionnement distinctif des produits de l’érable québécois/canadiens par l’octroi d’un label, d’une appellation, etc.;

7- Effectuer des analyses des sirops d’érable disponibles sur les marchés internationaux pour en évaluer la qualité et l’authenticité.


Quel est le prix d’un contingent de production de sirop d’érable ?

Un contingent de production acéricole ne peut être vendu séparément du fonds de terre (érablière) auquel il est rattaché. Par ailleurs, il est certain qu’une érablière avec contingent a une meilleure valeur marchande qu’une érablière voisine sans contingent. Cependant, la valeur rattachée à une érablière avec contingent varie selon plusieurs facteurs, notamment la région où se trouve l’érablière, son état général et sa productivité.


Quel est le processus d’émission du contingent ?

Trois (3) volets sont généralement offerts :

1- Contingent réservé spécifiquement pour la relève agricole (pour les gens de moins de 40 ans);

2- Contingent réservé aux projets de démarrage de nouvelles fermes acéricoles;

3- Contingent réservé pour permettre l’agrandissement de fermes existantes.

En général, lorsque le besoin de développer la production se présente, la Fédération émet de nouveaux contingents acéricoles. Les demandes de contingent doivent être déposées à la Fédération aux dates prévues au règlement. Depuis 2007, plus de 350 nouvelles fermes acéricoles ont démarré au Québec en recevant du contingent pour la première fois.

En 2016, 5 millions d’entailles seront attribuées. Pour les détails sur le processus, consultez la section nouveaux contingents


Quelle est l’utilité de la réserve stratégique mondiale de sirop d’érable ?

La réserve stratégique de sirop d’érable permet d’ajuster l’offre mondiale de sirop d’érable à la demande mondiale. Ainsi, lors d’abondantes récoltes consécutives, le sirop d’érable est entreposé afin de ne pas « inonder » le marché. Par contre, lors de faibles récoltes, la réserve stratégique mondiale de sirop d’érable permet de combler la demande mondiale qui excède alors la récolte de l’année en cours. C’est un outil régulateur qui évite les instabilités du prix du sirop.


Qu’est-ce que la Fédération fait avec le prélevé de 0,14 $/livre payé par les producteurs ?

Le prélevé de 14 cents est divisé en quatre fonds différents. Chacun a sa fonction spécifique et les budgets sont tous gérés séparément et détaillés aux états financiers. Ces 14 cents représentent environ 4 % du prix total du sirop d’érable. 

Montant Fonds
4 cents Pour gérer la réserve stratégique
6,75 cents Pour investir en promotion, recherche et développement des marchés        
0,75 cent Pour faire classer le sirop d’érable par un mandataire externe
2,5 cents Pour les frais d’administration généraux
14 cents TOTAL

 


Qu’est-ce qu’un plan conjoint ?

Le plan conjoint est essentiellement un outil à la disposition des producteurs agricoles. S’il est adopté, le Plan leur donne la possibilité de négocier collectivement toutes les conditions de mise en marché de leur produit et d’en réglementer les modalités. Fondamentalement, le plan conjoint est un moyen d’améliorer les conditions de mise en marché, car il permet de mieux répartir les revenus tirés de la vente des produits agricoles, de simplifier les mécanismes d’approvisionnement des transformateurs et de structurer l’offre de produits qu’il vise. En acériculture, le Plan a été adopté en 1989 à la suite d’un vote positif à 84 %. Depuis cette date, les acériculteurs du Québec travaillent ensemble à coordonner la vente de leurs produits à différents niveaux.


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